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NOUVELLES DE HAUTE CORRèze

De Millevaches aux Monédières

Prix Public 19€
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Nouvelles de Haute Corrèze Couverture
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À propos du livre

Ce recueil se compose de quatorze petites histoires qui se déroulent dans divers lieux de Haute Corrèze, entre le plateau de Millevaches et le massif des Monédières à différentes époques (du premier siècle à nos jours).

Presque tous les récits sont de pure fiction à destination d’adultes ou de grands adolescents. Ils prennent vie dans des sites qui, pour la plupart, se visitent encore aujourd’hui.

Je ne suis pas né dans cette splendide région mais j’y passe tous les ans au moins trois périodes de ressourcement et d’oxygénation, du printemps à l’automne, en compagnie de mon épouse dont toute la famille est originaire de Bugeat.

Chaque séjour nous fait découvrir de nouveaux centres d’intérêt et les diverses associations locales qui cherchent à les mettre en valeur n’y sont pas étrangères.

 

Si vous y venez en vacances, vous pourrez constater que cette portion de France, éloignée des grandes villes, est vraiment magnifique.

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Les Nouvelles

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L'Esprit de l'Eau

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Le Chemin de Frère Marc

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Le Sorcier du Rat

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L'Âne de Pierre

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La Dame Blanche

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La Truite des Cascades de la Tine

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La Ronde des Sorcières

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Au Pays des Mille Sources

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La Chasse aux Dalus

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L'Arbre de Famille

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Une Voix d'Ailleurs

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La Petite Vachère du Longeyroux

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L'Arbre à Vœux

La Chasse aux Dalus

C’était l’époque des moissons au pays de Bugeat. Le soleil inondait les champs de sa dure chaleur. Quelques petits nuages blancs parsemaient le ciel, poussés par une brise qui n’arrivait pas à donner un peu de fraîcheur.

Tous les hommes étaient employés à rentrer la récolte au plus vite dans la crainte de l’arrivée toujours possible d’un orage qui mettrait à mal le travail de toute une année. La poussière collait aux visages et aux vêtements des manouvriers qui maniaient la faux, la fourche ou le fléau.

Un manège incessant de carrioles apportaient dans la cour des fermes les gerbes de céréales et repartaient vite, aux champs, pour être rechargées.

Les précieux grains regagnaient les greniers dans leurs sacs, bien rebondis, pendant que la paille, liée en bottes, était entreposée, soit au dessus des étables, soit dans les hautes meules constituées en bordure des champs.

Les longues journées de labeur, commencées à l’aube et terminées au crépuscule, étaient quand même égaillées par la pause casse-croûte en milieu de matinée et le repas de mi-journée, servi dans une ambiance de fête.

Ces courts moments conviviaux permettaient de donner un peu de répit, fort mérité, aux articulations et muscles bien trop sollicités.

Quand venait enfin le soir puis la nuit, il ne restait presque plus personne dehors. Une fois la soupe vite avalée, pratiquement tous les hommes valides se posaient sur leur paillasse en quête d’un peu de fraîcheur et de repos. Ils sombraient vite dans un sommeil profond et réparateur jusqu’au retour du chant du coq. Mais tout le monde n’était pas également concerné par l’effervescence de cette période des récoltes.

Toinou, considéré comme le benêt du village, atteint aussi d’un pied-bot ne pouvait participer à l’effort général de chaque été.

Pierrot, grand adolescent fouineur, aurait dû lui y participer mais s’était cassé le bras, le mois précédent. Il était tombé d’un arbre en tentant, avec de la glu, de piéger des oiseaux.

L’enlèvement de son attelle n’était prévu que dans deux semaines, donc après la bataille. Pour passer le temps, il parcourait les routes et sentiers tout autour du village,
espérant la rencontre d’une fille à accompagner un bout de chemin ou trouver l’idée et l’occasion d’une bonne blague à faire. Le jeune curieux avait pris l’habitude depuis son accident de s’approcher de la petite maison habitée par une jeune veuve, prénommée Jeanne.

Il avait remarqué, lors de ses pérégrinations vespérales autour du Massoutre, que la jeune femme qu’il trouvait avenante se lavait souvent, le soir, à l’arrière de sa maison, dans une grande bassine remplie de l’eau de son puits, réchauffée toute la journée par le soleil.

Il se postait dans un buisson suffisamment proche pour ne rien perdre du spectacle qui excitait particulièrement ses sens. Il avait l’impression que ces soirs de grande toilette, Jeanne recevait quelqu’un. Mais comme la porte d’entrée était située de l’autre côté de la maison, il lui était impossible de mettre un nom sur l’heureux élu qui allait profiter de cette chair, propre et fraîche.

Il décida donc de se poster près du chemin le moins fréquenté, car le plus étroit et le plus tortueux, qui reliait le village à la demeure de Jeanne. Dès qu’il repérait, de loin, les ablutions de fin de journée, il courrait à son poste d’observation, bien camouflé.

En cette période de moisson, seulement deux personnes se présentèrent à la porte de la jeune femme. Il faisait presque nuit à chaque fois mais le garçon reconnut l’uniforme bleu foncé d’un gendarme et, un autre jour, la soutane noire du curé.

Tous les deux se présentaient régulièrement. Naïvement, le garçon pensa tout d’abord que le curé venait, par charité chrétienne, confesser cette femme du péché mortel de sa relation, hors mariage, avec le gendarme. Pour lui éviter de venir à l’église deux fois par semaine. Puis il se rendit compte que, pour la venue du curé, elle se lavait aussi et fermait les volets dès son arrivée.

Il en déduisit donc que le prestige de l’uniforme, quel qu’il soit, ouvrait bien des portes !

Un jour qu’il s’était assis sur un billot de bois dans son chemin creux préféré, en train de réfléchir à la façon d’approcher la Jeanne, il entendit un pas mal assuré. Il grimpa sur le talus et vit, au loin, arriver Toinou. Il redescendit aussitôt pour reprendre sa place en l’attendant.

— Qu’est-ce que tu fais ici, tout seul ? lui demanda le simplet.
— Je pense placer, ici, un piège pour attraper un dalus !
— C’est quoi un dalus ?
— Tu n’as jamais entendu parler du dalus ? C’est un animal assez grand qui vit dans nos forêts. Sa chair est absolument succulente et surtout, sa fourrure vaut une vraie fortune : si tu arrives à en attraper un, tu n’as plus aucun souci d’argent pour toute ta vie !

Nouvelles

Pages

La plupart de ces quatorze nouvelles prennent vie dans, ou près, de sites que j’ai pu visiter.

Mon souhait, en plus du plaisir de la lecture, était de donner envie au lecteur d’aller les découvrir et, avec l’aide de la documentation des Offices du Tourisme, d’en trouver beaucoup d’autres.

Pendant vos vacances,

Découvrez la région !

Chaque nouvelle est localisée dans un lieu remarquable de la région de Haute Corrèze et dans le Parc Régional de Millevaches en Limousin… Retrouvez le lieu qui correspond à la fiction dans le monde réel ! 

Lieux Nouvelles

DISPONIBLE EN MAGASIN

TREIGNAC

Café de Paris

Av. du Général de Gaulle,
19260 Treignac

CHAMBERET

Tabac-Presse Le Chambertois

10 Pl. du Marché,
19370 Chamberet

MEYMAC

Librairie Vivre d’Art

Place de l’Eglise,
19250 Meymac

CORRÈZE

Café Tabac Le Trèfle

 1 Av de la Gare
19800 CORRÈZE

PEYRELEVADE

Bar Tabac-Presse La Fontaine

4 place de la Fontaine,
Le Bourg 19290 PEYRELEVADE

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À propos de l’auteur

didier cassanas auteur

J’ai toujours été habité par l’envie de créer.

J’ai bénéficié d’une éducation primaire laïque par des maîtres remarquables qui avaient vécu la guerre mais étaient encore des hussards de la République (on savait lire, écrire et compter à la sortie du CP et mieux, on pouvait réciter quelques fables de La Fontaine).

 Plus tard, sur un choix de mes parents, j’ai connu pendant sept ans la discipline, la qualité d’enseignement littéraire et l’esprit d’ouverture sur le monde d’un collège de Jésuites où j’ai découvert aussi le plaisir de la lecture et de l’écriture.

Hélas, les aléas de la vie et des choix personnels pas toujours judicieux, m’ont dirigé (un salaire permet de se nourrir) au sein de l’Administration où, après quelques années j’ai plongé, en autodidacte, dans la micro-informatique naissante des années 80 et créé (enfin) des logiciels de gestion qui ont bien aidé mes collègues pendant quelques années.

Et puis, la retraite… le moment où on essaie de rattraper un peu le « temps perdu, le temps gâché ».

J’ai beaucoup écrit et perdu nombre de mes poèmes et mes proses griffonnés dans des carnets ou des bouts de papiers. Il me reste pourtant, sur une clé USB, deux ou trois projets avortés : un début de roman policier et de romance plus un autre texte plus technique, commencés pendant des vacances, lors des années 90.

Et maintenant, j’écris. Après ce recueil de nouvelles, j’ai un projet de roman historique. J’espère que j’aurai la possibilité de vous le présenter ici, dans quelques mois.

Il vaut mieux viser la perfection et la manquer que viser la médiocrité et l’atteindre (Francis Blanche).

Didier Cassanas

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Autres Livres

Couverture livre Règine

Un jour, mon épouse décida d’écrire, au stylo et sur des feuillets, les histoires corréziennes du temps passé racontées par ses grands-parents, ses parents en y rajoutant certains de ses souvenirs d’enfance. Son classeur commençant à épaissir, elle me demanda gentiment, « tu connais mieux l’informatique que moi », de les dactylographier puis prit la décision d’en faire un petit livre illustré surtout de photos de famille. J’ai participé à la naissance de ce bébé livre (cent pages) en assurant ensuite la mise en page du texte et de la couverture.

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